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A Fribourg: «Le plus dur? Avoir un patient et ne pas pouvoir lui offrir des soins optimaux»

Dans le service des urgences de l'HFR le 3 décembre 2021 à Fribourg. | Keystone / Jean-Christophe Bott

On le dit fatigué, épuisé même. Deux ans après la découverte du Sars-CoV-2, le personnel soignant affronte une cinquième vague épidémique. Où puise-t-il sa motivation? A quel point la situation hospitalière est-elle problématique? Cette semaine, infirmiers et médecins romands racontent leur cinquième vague. Plusieurs voix pour décrire différentes réalités. Après le Réseau hospitalier neuchâtelois, direction l'Hôpital fribourgeois.

«Vos articles sont bienvenus mais leur impact sera limité, les personnes opposées au vaccin et aux mesures sanitaires ne vous liront pas». Nicolas Blondel ne se berce plus d’illusion. Le spécialiste de médecine interne de l’Hôpital fribourgeois — qui s’est fait connaître en 2020 en poussant un cri d’alarme sur les réseaux sociaux face à l’affluence des ambulances aux portes de l’HFR — a affronté les vagues épidémiques successives dans les unités Covid de médecine interne. Aujourd’hui, il se dit résigné.

A l’Hôpital fribourgeois, le nombre d’admissions de patients Covid-19 grimpe. «L’augmentation est régulière, la pente est moins raide que ce qu’on a connu l’année dernière. La situation est tendue, mais reste sous contrôle pour l’instant, avec heureusement une légère diminution des cas ces dernières 48 heures mais ce n’est probablement qu’un court répit», résume Nicolas Blondel:

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