| | radar

200 ans de soins infirmiers: certains maux de la profession persistent

Litogravure de Florence Nightingale s'occupant d'un malade. | Creative Commons

La crise du coronavirus donne une résonance particulière aux soins infirmiers, dont on célèbre la Journée internationale ce 12 mai, alors que l'OMS a déclaré 2020 «décennie mondiale des infirmières et des sages-femmes». Comment les soignants font face? Quelles sont leurs difficultés, leurs perspectives? Heidi.news s'est penché sur ces questions.

Il y a 200 ans, jour pour jour, Florence Nightingale venait au monde. Cette infirmière britannique définit les premières normes de formation en soins infirmiers et fit la lumière sur l’importance de l’hygiène et l’observation des patients. À cette occasion, le quotidien alémanique Tagblatt rend hommage à toutes celles qui veillent jour et nuit sur les malades dans un article retraçant l’histoire de la profession. On y apprend qu’il y a un siècle, les premières écoles étaient financées par l’armée et devaient mettre à disposition deux tiers de leurs effectifs en cas de guerre; quand en 1942, les religieuses représentaient encore la moitié de la profession ou encore, qu’en 1940, les infirmières travaillaient entre 75 et 80 heures par semaine.

Pourquoi c’est critique. Depuis, cette profession façonnée par les femmes, qui représentent actuellement 85% de la branche, a évolué vers des tâches médicales de plus en plus complexes et exigeantes. Pourtant, la filière souffre de maux persistants parmi lesquels: pénurie de personnel qualifié et épuisement au travail.

En Suisse, il faudrait former 65’000 infirmières supplémentaires au cours des dix prochaines années pour pouvoir assurer des soins de qualité, relève le Tagblatt. Augmenter les capacités de formation ne suffiront pas, insiste l’Association suisse des infirmières et infirmiers, les conditions de travail doivent s’améliorer. À l’heure actuelle, près d’une personne sur deux quittent la profession prématurément, souvent quelques années après la formation. «La reconnaissance est positive. Mais elle ne résout pas les problèmes fondamentaux», conclut l’article.

link

À lire sur Tagblatt (DE)

La newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi