| | News

20 millions d'enfants seraient non vaccinés dans le monde selon l'OMS

Une enfant se fait vacciner contre la rougeole à Rio de Janeiro, au Brésil. | Leo Correa, Keystone

La diphtérie, le tétanos, la coqueluche ou encore la rougeole: ces maladies infectieuses n’ont pas dit leur dernier mot. En effet, plus d’un enfant sur 10 n’est pas vacciné dans le monde, ce qui représente 20 millions d’enfants, rapporte un communiqué publié mercredi par l’OMS. La couverture vaccinale pour les trois doses du vaccin DTP et d’une dose du vaccin contre la rougeole, pour cette tranche d’âge n’est ainsi que de 86%, contre les 95% requis pour atteindre l’immunité de groupe.

Pourquoi on en parle. Depuis 2010, le taux de vaccination stagne. Les statistiques montrent de grandes disparités selon les régions du monde. La majorité des enfants non vaccinés se trouvent dans des pays pauvres, en proie à des conflits.

Ainsi, presque 50% des enfants non vaccinés habitent dans l’un de ces 16 pays: Afghanistan, Centrafrique, Chad, République démocratique du Congo, Ethiopie, Haïti, Irak, Mali, Niger, Nigeria, Pakistan, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Syrie et Yémen.

Double peine. En plus d’être difficiles à soigner dans ces régions, fautes d’infrastructures de soins en nombre suffisant, les maladies infectieuses se transmettent d’autant plus facilement que les populations sont en mouvement. Or, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) 70,8 millions d’enfants, de femmes et d’hommes ont été déracinés en 2018, portant le nombre de réfugiés à son plus haut niveau depuis 70 ans.

Quels indicateurs. La rougeole est un bon indicateur du risque épidémique d’autres maladies infantiles. Les cas de rougeole ont plus que doublé entre 2017 et 2018 pour atteindre les 350’000 enfants. Pour Henrietta Fore, directrice d’UNICEF:

«Le déclenchement d’une épidémie de rougeole est un indicateur en temps réel d’où nous devons concentrer nos efforts car c’est une infection très contagieuse, où des foyers se déclenchent rapidement dès que la couverture vaccinale n’est pas suffisante.»

Sortir de la crise, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi