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Une année de production laitière mise en péril par deux mois de sècheresse

Un hélicoptère Super Puma de l'armée suisse apporte de l'eau dans un réservoir pour abreuver les vaches d'un paysan lors d'un point presse sur le dispositif sècheresse le 21 juillet 2015 sur un alpage dans la région du Marchairuz. | Keystone / Jean-Christophe Bott

La phrase sonne comme une sourde rengaine. Il fait chaud. Que le thermomètre franchisse les 35°C n’est plus si exceptionnel cet été. Et pourtant, «chaque jour où il fait plus de 35°C, on peut avoir 10 à 15% de production de lait en moins», rappelait Serge Zaka en juillet. Cet agro-météorologue est modélisateur pour l’entreprise française ITK, qui fournit auprès des agriculteurs des services d’accompagnement et de conseils pour faire face aux événements climatiques extrêmes.

Des pertes de lait de jour en jour. Les animaux de rente suisse, qu’ils soient à l’étable ou dehors, pâtissent du chaud: augmentation de la température corporelle et du rythme respiratoire, baisse d’ingestion et de rumination pour les ruminants… Les signaux sont visibles et très scrutés par les éleveurs. «Il n’arrivera pas qu’une vache décède de chaud», défendait lors de la première canicule Nicolas Wermeille, de l’Union suisse des paysans.

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