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Un «speed-dating» entre futurs apprentis et employeurs

Image d'illustration. | Flickr

Cet article est extrait de notre newsletter quotidienne «Le Point Coronavirus: Sortir de la crise».

Mettre en contact les jeunes qui n’ont pas trouvé de place d’apprentissage pour la rentrée d’août et les entreprises formatrices encore à la recherche de la perle rare: c’est l’objectif du «last minute» de l’apprentissage, qui se déroulera ce soir à Neuchâtel. Et en ce mois de juin 2020, crise du coronavirus oblige, cet événement qui a lieu chaque année - aussi dans d’autres cantons romands - prend une saveur un peu particulière.

D’habitude, la manifestation est organisée dans une grande salle, où jeunes et employeurs peuvent échanger spontanément. Cette année, elle se déploie en ligne. «Il y a 31 places à prendre dans 21 entreprises de tous domaines et 135 jeunes inscrits, indique Christelle Bornand, la cheffe de l’Office cantonal de l’orientation scolaire et professionnelle. En tout, cela représente 207 interviews. Il a fallu trouver un moyen pour que cela fonctionne!»

Une plage horaire est prévue pour chaque entretien. «Les élèves se connectent et patientent dans une salle d’attente virtuelle. Les employeurs les font entrer quand la rencontre précédente est terminée. Les jeunes participeront depuis les centres scolaires afin d’éviter d’éventuelles disparités, notamment en raison de stabilité de la connexion internet. Nous voulions que tout le monde soit sur un même pied d’égalité.»

De cette version inédite par visioconférence, Christelle Bornand attend de «belles rencontres, quelques coups de cœur de la part des employeurs, des propositions de stages de quelques jours qui pourraient déboucher sur un contrat. Comme il s’agit d’une première sous cette forme, il est difficile d’anticiper ce que cela va donner. C’est un petit saut dans l’inconnu, mais il nous tenait à cœur que l’événement ait lieu pour ces jeunes heurtés de plein fouet par la crise qui n’ont pas réussi à se mettre en route plus tôt. Beaucoup sont méritants et motivés, mais ont de la peine car ils sont timides ou ont eu des parcours compliqués.»

«Il y a une inadéquation entre ce que cherchent les jeunes et les formations disponibles. Certains métiers, par exemple ceux du bâtiment, souffrent clairement d’un déficit d’image. Avec la pandémie, de nombreux jeunes et entreprises ont par ailleurs stoppé leurs démarches. Nous constatons un décalage dans le temps. Il reste par exemple des places d’employé de commerce ou d’assistant socio-éducatif, ce qui n’est pas le cas normalement à cette période de l’année.»

A Neuchâtel, contrairement à d’autres cantons, le nombre de contrats signés par rapport à l’année passée est stable. «Nous ne sommes pas inquiets, mais nous restons très prudents», conclut Christelle Bornand.

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