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Trop peu d’études scientifiques prises en compte pour la nouvelle évaluation du glyphosate

Un producteur de maïs pulvérise du glyphosate dans son champ dans l'Illinois. | Keystone / AP Photo / Seth Perlman

Une expertise peut-elle être scientifique si la science n’y a pas sa place?, tacle Stéphane Foucart dans Le Monde. Le journaliste se fait l’écho d’un rapport de l’association Générations futures, publié le mardi 16 novembre, sur la littérature prise en compte dans le rapport d’évaluation du renouvellement (RAR) de l’herbicide.

Pourquoi on en parle. Comme nous le rappelions dans un précédent article, le glyphosate bénéficie d’une autorisation de commercialisation qui court jusqu’à décembre 2022, et fait l’objet d’un débat sur une prochaine autorisation quinquennale. Le RAR est important, puisque c’est à partir de ce document que l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) remettent leur évaluation à la Commission européenne, à l’issue d’une consultation publique.

Or, Générations Futures dénonce que moins d’un pourcent – 0,4% précisément – des études issues de la littérature savante et publiées au cours de la dernière décennie ont été considérées comme pertinentes ou utiles à l’évaluation. Soit 11 publications sur les 1550 consacrées à la toxicité de l’herbicide, 11 travaux sur les 1614 sur l’écotoxicité, et 8 études sur les quelque 4000 s’étant intéressées aux effets de perturbation endocrinienne. L’association anti-pesticides pointe en parallèle ce qu’elle estime être des failles méthodologiques importantes dans les études menées par le secteur de l’industrie, en particulier celles de génotoxicité.

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