| | Reportage

Sur les pas des donneurs de sperme romands, héros anonymes de la PMA

Illustration 3D du sperme. | Shutterstock / Ubrx

Campé à 250 mètres de l’Esplanade du Flon, le CPMA Lausanne n’est pas un trésor d’architecture. Bien malin qui devinerait que dans ce bâtiment gris et laid, on façonne la vie. Le 5, rue de la Vigie abrite un centre de fertilité ainsi que la principale banque de sperme de Suisse romande (le CHUV a sa propre structure, mais elle est plus petite). Une petite trentaine d’hommes y prennent rendez-vous chaque année pour faire don de leurs spermatozoïdes aux couples qui rencontrent des problèmes de fertilité. Au bout de la procédure, seul un quart d’entre eux, environ, est retenu.

Pourquoi on est allé voir. Le don de sperme, le stockage et l’attribution des paillettes — ces petits tubes en plastique dans lesquels le sperme est congelé — suivent des procédures complexes et extrêmement codifiées qui relèvent du champ juridique, médical et de la microbiologie. Cet écosystème, qui éveille l’imaginaire collectif mais reste méconnu du grand public, souffre de sa discrétion. En 2021, seuls les gamètes de quatre donneurs ont rejoint les bonbonnes d’azote liquide de la banque de sperme. Ses responsables n’excluent pas une pénurie si «le mariage pour tous» passe en votation ce dimanche 26 septembre, car le changement de loi donnerait accès aux dons aux couples lesbiens.

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