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Si les patients intubés pouvaient parler, que diraient-ils? 

Dans l'unité de soins intensifs du site Pourtalès du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), le 5 novembre 2020. | Keystone / Laurent Gillieron

Le service des soins intensifs du Réseau Hospitalier Neuchâtelois (RHNe) souhaitait obtenir des retours d’expérience de patients Covid-19 hospitalisés. Il a donc organisé une table ronde réunissant une vingtaine de patients admis pendant les deux premières vagues de l’épidémie. L’une des initiatrices de ce projet, l’infirmière clinicienne spécialisée en soins intensifs Jessica Beck, explique en quoi ces retours sont précieux et raconte le lien si particulier qui unit un soignant à ses patients, même quand ils sont endormis.

Pourquoi on en parle. En soins intensifs, les médecins et infirmiers ont souvent affaire à des patients sédatés, incapables de s’exprimer. Dans le cas du Covid-19, une fois réveillés et la phase de réadaptation entamée, ils se rendent dans d’autres unités et ne revoient souvent jamais ceux qui les ont soignés. Parfois, ils développent un stress post-traumatique, souffrent de cauchemars ou de crises d’angoisse. Créer un espace de dialogue entre ces patients et leurs anciens soignants peut permettre d’apaiser ces traumatismes et de répondre à leurs questions.

Heidi.news — Comment est-il possible de développer du lien avec des patients qui sont inconscients?

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