Seul en lice, Tedros Ghebreyesus devrait rester à la tête de l’OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'OMS, en conférence de presse à Genève en décembre 2021. | Keystone / Salvatore Di Nolfi

En deux ans, le visage de Tedros Adhanom Ghebreyesus a fait le tour du monde. L’ancien ministre de la santé éthiopien s’apprête à être nommé pour un second mandat en tant que directeur général de l’OMS. Il se présente ce 25 janvier 2022 devant les 34 membres du Conseil exécutif de l’organisation, pour une élection où il s’avère être le seul candidat. Critiqué pour avoir été, tour à tour, trop proche de Pékin, puis de Washington durant la pandémie, le haut responsable de 56 ans, bénéficie aujourd’hui d’un large soutien en vue de sa réélection, analyse Le Temps. Principale exception: son propre pays d’origine, à la suite de déclarations mal perçues sur le conflit au Tigré.

Pourquoi on en parle. Malgré deux années pleines de rebondissements — parmi lesquels le gel des contributions des Etats-Unis à l’OMS et l’audit du laboratoire de Wuhan dans le cadre de l’enquête sur les origines du Sars-CoV-2 — Tedros Ghebreyesus a réussi un tour de force: ni la Chine, ni les Etats-Unis ne s’opposent aujourd’hui à sa réélection. Son sens «politique et stratégique», sa conscience des enjeux des pays en voie de développement et la stabilité qu’il apporte à l’organisation auront su convaincre, détaille encore Le Temps, qui souligne toutefois que le mandat du premier Africain à la tête de l’OMS restera tâché de «zones d’ombre». Lors de l’épidémie d’Ebola de 2018-2020 en RDC notamment. Tedros Ghebreyesus aurait tardé à alerter sur les violences sexuelles commises par des employés de l’OMS.

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