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REPORTAGE – 2000 km en minibus pour aller chercher des réfugiés ukrainiens

Philippe et Alex, 42 ans, posent avec le minibus du Mouvement Populaire des Familles, le jeudi 3 mars, peu après le départ, vers Saint-Gall. | Heidi.news / LM

Depuis le début de la guerre, plus de deux millions de personnes ont fui l’Ukraine. Certains n’hésitent pas à parcourir des milliers de kilomètres depuis la Suisse pour aller chercher des réfugiés à la frontière. Heidi.news a fait le trajet (aller) en minibus avec deux d’entre eux, de Gland au nord-est de la Roumanie. Voyage aux confins d'une Europe au bord du précipice.

Philippe agite énergiquement les paquets de couches entre les allées du supermarché. «Six packs, ça passe Alex?» Au rayon compotes, Alexandre pianote sur son téléphone: «Tout bon, on peut même garder les lolettes». Les deux hommes poussent le chariot vers la sortie, pressés. Sur le parking, un minibus les attend. Le moteur est encore chaud. Le compteur affiche plus de 1800 kilomètres. Le coffre déborde de victuailles, d’habits chauds et de produits d’hygiène. Derrière le véhicule, se dressent les trois tours de refroidissement de l’usine d’Azomureș, le plus gros producteur d’engrais de Roumanie.

Travelling arrière. La scène se déroule à Târgu Mureș, ville roumaine de 150’000 âme située au centre de la Transylvanie. Ultime étape pour faire le plein sur la longue route qui mène Alexandre et Philippe à destination. Les deux Vaudois de 42 ans se sont donné quatre jours pour récupérer des réfugiés ukrainiens à la frontière nord-est de la Roumanie. L’objectif est double, il s’agit aussi d’acheminer des produits de première nécessité. Sur la route, ils ont reçu des fonds pour compléter le chargement. D’où le stop aux rayons couches-culotte.

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