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«Qui veut mon rein?»: sur les pas des donneurs altruistes, prêts à se faire opérer pour un inconnu

Image d’illustration. Au sein d’un bloc opératoire d’un hôpital, une équipe de médecins de l'hôpital pour enfants de Zurich prélève le cœur d’un donneur, en 2011. | Keystone / Gaetan Bally

Donner son rein à un inconnu, sans aucune contrepartie, c’est possible en Suisse. Cet acte reste cependant exceptionnel. Quelques candidatures à peine seraient déposées chaque année pour ce type de don, dit altruiste. La journaliste italo-suisse Francesca Sacco a enquêté durant deux ans sur cette pratique interdite en France. Dans son ouvrage «Qui veut mon rein?», elle donne la parole à ces bienfaiteurs anonymes et aux médecins qui encadrent cet acte rare et précieux. Interview.

Heidi.news — L’écrasante majorité des dons vivants se font entre personnes de la même famille ou qui ont un lien affectif fort. Comment en êtes-vous arrivée à enquêter sur le don altruiste, si peu connu?

Francesca Sacco — En tant que journaliste, je suis toujours à la recherche de sujets singuliers. Quand j’ai entendu parler des donneurs altruistes, je me suis dit «waouh». Leur nombre est incertain en Suisse, parce qu’ils ne sont pas intégrés en tant que tels dans les statistiques, mais comme donneurs vivants – par opposition aux donneurs décédés. En Grande-Bretagne, sur 68 millions d’habitants, on en compterait moins de quatre par année.

Donc c’est un phénomène extraordinaire, et à mon avis très peu connu; beaucoup de personnes confondent le don vivant, souvent dirigé vers un proche, avec le don altruiste qui est une démarche où le donneur ne choisit pas le receveur et ne bénéficie d’aucune contrepartie.

Quels sont les points communs entre les donneurs altruistes que vous avez interrogés?
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