Quels sont les risques d’attraper Covid-19 en voiture?

Image d'illustration. | Keystone / Jean-Christophe Bott

Dans le canton de Genève, le port du masque est obligatoire en voiture lorsque les passagers ne partagent pas le même foyer. Mais à quel point les trajets en voiture sont-ils propice à la transmission du virus? C’est la question à laquelle ont voulu répondre des chercheurs de l’université de Brown. Ils ont utilisé un système de modélisation des fluides pour cartographier la façon dont les aérosols se déplacent à l’intérieur d’une voiture en mouvement. Leur modèle est basé sur une Toyota Prius roulant à 80 km/h avec deux personnes à bord: le conducteur sur le siège avant gauche et un passager sur le siège arrière droit. Le New York Times s’en fait l’écho.

Pourquoi on en parle. Ces travaux, publiés dans Science Advances, mettent en lumière les risques de transmission au sein d’un environnement encore relativement peu étudié, quoique quotidien. L’étude montre que l’air circulant à l’extérieur de la voiture en mouvement est responsable d’un gradient de pression de l’air à l’intérieur du véhicule. Ces changements de pression entraînent un flux d’air dirigé de l’arrière vers l’avant, au sein de l’habitacle. Sans surprise, l’étude montre aussi que l’ouverture des fenêtres permet de limiter la transmission des aérosols expirés par les passagers. Ainsi, à 80 km/h et avec la climatisation active, jusqu’à 10% des particules expirées par l’un des occupants peuvent atteindre un autre passager, pour peu que la voiture roule avec les fenêtres fermées. C’est seulement 0,2% à 2% lorsque les fenêtres sont ouvertes.

link

A lire sur le New York Times (EN)