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«Quand nos soins intensifs sont proches de la saturation, on se sent comme dans le Titanic»

Dans une unité Covid de l'Hôpital du Jura à Delémont en décembre 2021. | Hôpital du Jura

On le dit fatigué, épuisé même. Deux ans après la découverte du Sars-CoV-2, le personnel soignant affronte une cinquième vague épidémique. Où puise-t-il sa motivation? A quel point la situation hospitalière est-elle problématique? Cette semaine, infirmiers et médecins romands racontent leur cinquième vague. Plusieurs voix pour décrire différentes réalités. Premier arrêt à l'Hôpital du Jura.

Est-ce qu’Elena* a déjà pensé à démissionner? Oui. La jeune médecin interne de l’Hôpital du Jura répond sans prendre de pincettes. «De nombreuses fois et je pense qu’on est nombreux à se poser la question», souffle sa voix dans le combiné. Pourtant, pour pouvoir pratiquer la médecine, la trentenaire a soulevé des montagnes et traversé un océan. C’est dire si abandonner la profession lui coûterait.

Comme Sisyphe sur sa montagne

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