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Pourquoi psychiatrisons-nous le mal? 

Vladimir Poutine, le 19 décembre 2019 à Moscou. | Keystone / EPA / Yuri Kochetkov

«M. est psychopathe», «P. est paranoïaque», «R. est schizophrène», «T. est fou», etc. Les (pseudo) diagnostics psychiatriques envahissent les espaces public et médiatique. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de parler de personnes ayant des comportements nuisibles, destructeurs ou immoraux, sources de souffrances morales et physiques. En un mot: des comportements qui incarnent le Mal. Comment expliquer cette tendance à disqualifier un dirigeant en le traitant de fou? Quels en sont les risques?

Pourquoi on vous en parle. La violence de l’actualité – Covid ou Ukraine – provoque effroi, angoisse, incompréhension et sentiment de perte de sens. Autant de ressentis qui invitent à rechercher des explications rationnelles pour comprendre les agissements des responsables politiques, notamment. Parmi elles, la piste psychiatrique est couramment exploitée par des personnes sans aucune expertise dans le domaine. Or, cela représente un double risque:

  • Gommer la complexité des situations et des personnes.

  • Stigmatiser les personnes véritablement atteintes de troubles psychiatriques.

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