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Pourquoi les brevets sur les semences inquiètent

Manifestation d'ONG pour la libre utilisation des semences devant l'OMPI à Genève le 8 décembre 2021. | Keystone / Martial Trezzini

Une pétition demande aux ministres des Etats membres de l’Office européen des brevets (OEB) de prendre des mesures urgentes pour interdire les brevets sur les plantes et les animaux obtenus de manière conventionnelle. Lancée en novembre 2021 par plus de 50 ONG à travers l’Europe – dont Public Eye pour la Suisse – elle a déjà largement dépassé son objectif de 200’000 signataires, alors que le délai de récoltes de signatures est fixé au mois de juin. Mais en quoi consistent les brevets sur les plantes et pourquoi ceux-ci sont-ils décriés?

Pourquoi la pratique inquiète. Les semences et leur sélection sont la base de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. La sélection et les croisements sont pratiqués depuis des millénaires afin d’améliorer la résistance et la résilience de plantes. La recherche dans ce domaine n’est pas nouvelle, mais c’est dans les années 1980 que les premiers brevets sur le vivant ont été accordés. Ceux-ci ont rapidement été décriés par les ONG. Elles dénoncent de nombreux problèmes:

  • l’accroissement des coûts de production de l’agriculture

  • la réduction du niveau d’autonomie des agriculteurs

  • la création d’un lien de dépendance vis-à-vis de grandes entreprises

  • des entraves à la recherche et au développement de semences

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