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Pourquoi l’OMS vole à la rescousse du vaccin d’Oxford-AstraZeneca

Une soignante préparant une dose du vaccin d'Oxford-AstraZeneca à Dhaka, au Bangladesh. Peu coûteux et produit en masse, notamment en Inde, le vaccin britannique est d'ores et déjà le plus utilisé dans les pays à revenus modestes. | Keystone / Monirul Alam

Le comité d’évaluation des vaccins de l’OMS a présenté ses conclusions provisoires sur le vaccin Covid-19 d’Oxford-AstraZeneca. Il recommande un emploi élargi pour tous les adultes et insiste sur la possibilité d’employer ce produit dans les pays où de nouveaux variants plus contagieux sont apparus. Cette décision, fondée sur des arguments scientifiques mais aussi des considérations de santé publique, vient à l’appui d’un vaccin qui commence à avoir du plomb dans l’aile. Au point que Swissmedic a décidé d’attendre avant d’homologuer ce candidat en Suisse.

Pourquoi c’est important. Le vaccin d’Oxford-AstraZeneca est un poids lourd de la stratégie de vaccination Covid-19: bon marché (moins de 4 dollars), facile à conserver et utiliser sur le terrain, il doit être produit à la quantité astronomique de 1 à 3 milliards de doses en 2021. Le vaccin britannique représente par ailleurs un des piliers de l’initiative Covax, pilotée par l’OMS pour garantir l’accès à la vaccination des pays pauvres. Mais une série de déboires sont en train de saper la confiance dans le potentiel de ce vaccin, et la décision de l’OMS tombe à point nommé pour redresser la barre.

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