Reservé aux abonnés

Pourquoi il faudra s'habituer à des records répétés de surmortalité en Suisse à l'avenir

Chaque bougie allumée sur la place fédérale représente une vie perdue. | Keystone / Anthony Anex

Le 24 février 2020, la Suisse enregistrait la première infection à Sars-CoV-2 et, le 5 mars, le premier décès de Covid-19. En un an, les séniors ont payé le plus lourd tribut: prise en charge, EMS, hôpitaux, isolement, décès, deuil... Qu'a fait la Suisse pour ses aînés? Ont-ils été bien protégés, soignés, respectés? Dans la maladie comme dans la mort? Dans cette série d'articles, Heidi.news tente d'apporter des réponses et revient sur une année forte en émotions.

En 2020, la Suisse a enregistré 76’977 décès selon les derniers chiffres publiés le 23 février par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Le nombre de décès enregistrés en Suisse atteint un record jamais observé dans le pays depuis 1803. 2020 est une année exceptionnelle en terme de mortalité et les prévisions de l’OFS tablent sur de tels chiffres annuels pour 2031, ce qui fait prendre une sacré avance sur le calendrier. Mais est-ce si grave que ça une fois que l’on rapporte ces chiffres bruts à la population? Heidi.news fait le point avec un statisticien spécialisé en démographie.

Pourquoi on s’est plongé dans ces chiffres. Le débat est musclé entre les tenants d’une surmortalité centennale due au Covid-19 et ceux qui relativisent. Les chiffres bruts, eux, sont clairs: 2020 a été une année où la surmortalité des plus de 64 ans a atteint des sommets jamais atteints auparavant dans le pays. Epidémie ou pas, la Suisse devra s’habituer à enregistrer de plus en plus de morts chaque année. Explications.

Reservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous