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Pfizer se positionne pour une 3e dose de vaccin avant un an

Albert Bourla, PDG de Pfizer, au Forum de Davos en 2018. | Keystone / Gian Ehrenzeller

Pfizer et BioNtech s’apprêtent à demander l’autorisation pour une troisième dose de leur vaccin Covid-19, administrée 6 à 12 mois après la vaccination initiale. Le 8 juillet en conférence de presse, les deux laboratoires ont indiqué qu’une dose de rappel à 6 mois permettait d’obtenir «de hauts niveaux d’anticorps neutralisants» contre le virus – y compris le variant Beta («sud-africain»), le plus susceptible d’échappement immunitaire. Ils évoquent aussi de bons résultats en laboratoire contre Delta («indien»), responsable d'une résurgence épidémique dans plusieurs pays du monde. Les grandes agences réglementaires (EMA, FDA) devraient statuer dans un avenir proche.

Pourquoi c’est débattu. Via son PDG Albert Bourla, Pfizer s’était déjà positionné dès le mois d’avril en faveur d’un rappel vaccinal régulier, «entre 6 et 12 mois», pour son vaccin Covid-19. Moderna, plus discret, semble sur la même ligne. Mais à la différence des industriels, pour qui l’enjeu financier est énorme, la communauté médicale est loin d’être unanime quant à la nécessité d’un rappel généralisé pour les vaccins ARN. La réponse immunitaire conférée par le primo-vaccination s’avère importante et durable, et l’effet des variants n’est pas encore très clair. Du point de vue de la protection contre les formes graves, il semble déjà plausible que deux doses suffisent. Seule la nécessité d’un rappel pour les patients vulnérables (seniors ou immunodéprimés) semble pour l’heure emporter le consensus.

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