Pénurie d'anesthésiants dans les services de réanimation brésiliens

Unité de soins intensifs près de Sao Polo, au Brésil | AP / Andre Penner

Au Brésil, la tragédie sanitaire n’en finit plus. Ce sont désormais des anesthésiants couramment utilisés pour intuber les patients Covid-19 dans un état grave qui viennent à manquer. La responsabilité, selon le gouverneur de Sao Paulo, en reviendrait à l’inaction du gouvernement central de Jair Bolsonaro. Le ministre brésilien de la Santé Marcelo Queiroga a en tout cas annoncé avoir ouvert des négociations avec plusieurs pays, dont l’Espagne, afin de sécuriser les approvisionnements, rapporte Reuters.

Pourquoi c’est cauchemardesque. Au Brésil, l’hécatombe n’en finit pas: c’est actuellement le pays qui compte le plus de décès quotidiens. La situation est particulièrement critique à Rio de Janeiro et Sao Polo, où le système hospitalier est, selon le secrétaire à la santé de Sao Paulo «au bord de l’effondrement». Certains médecins témoignent que, faute de moyens de sédation à disposition pour pouvoir intuber, des instruments de contention physique ont dû être utilisés. Pour l’un des intensivistes interrogés par Reuters, «c’est une forme de torture».

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