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Par peur des vaccins, des complotistes adoptent le masque

Manifestation anti-masque, le 12 septembre à Genève. | Keystone / AP / Martial Trezziani

La boucle est bouclée. Le magazine américain Vice rapporte non sans ironie les effets inattendus d’une nouvelle «théorie» sur les vaccins Covid-19, relayée dans les sphères complotistes. Persuadés que les personnes vaccinées émettent des particules nocives, les tenants de cette thèse s’interrogent sur l’adoption de gestes de protection… ayant un air familier. Certains professent ainsi le port du masque – en argent colloïdal, à l’occasion – tandis que d’autres estiment que la seule protection qui vaille consiste à garder ses distances vis-à-vis des vaccinés. Autrement dit, les mesures sanitaires rabâchées depuis un an contre le virus, et que beaucoup d’entre eux refusaient jusqu’à présent.

Pourquoi de tels émois. La thèse complotiste du «vaccine shedding» («excrétion due au vaccin», par analogie avec l’excrétion virale due à l’infection) professe que les personnes vaccinées se transforment en usines à émission de protéines Spike – le principal antigène du virus Sars-CoV-2, utilisé par les vaccins Covid-19 pour stimuler la réponse immunitaire. Ces protéines se voient pour l’occasion dotées du pouvoir d’être transmises entre personnes et de provoquer des problèmes de santé, comme une infertilité ou des fausses couches. Le mécanisme des maladies infectieuses, en somme, mais détourné contre la vaccination. Et contre toute vraisemblance.

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