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Panique à Zermatt: la naissance méconnnue de la loi sur les épidémies

Un laboratoire d'analyse est mis sur pied en urgence dans la station en mars 1963. | Jacques Nicolet, chef du laboratoire d'urgence de Zermatt (archive personnelle)

Mars 1963. Alors que la saison touristique bat son plein à Zermatt, la station devient le théâtre d’une épidémie de fièvre typhoïde de grande ampleur. Plus de 450 personnes tombent malades, des trains sont affrétés pour évacuer les patients dans d’autres cantons et l’armée suisse est dépêchée sur place. En cause: un système d’approvisionnement d’eau potable insalubre. Alors que la débâcle suisse régale la presse internationale, la Confédération recolle tant bien que mal les pots cassés. De cet épisode peu glorieux naîtront rien de moins que la loi sur les épidémies et la fonction de médecin cantonal.

Pourquoi on vous en parle. L’historienne valaisanne Marie-France Vouilloz Burnier s’est plongée dans les archives et témoignages des évènements de Zermatt pour en faire un livre, juste avant que la loi sur les épidémies soit révisée en 2012. Cet épisode méconnu de l’histoire du pays est à l’origine du dispositif moderne de gestion des épidémies. Et les réminiscences avec la situation actuelle interpellent: une maladie venue d’Italie (ou considérée comme telle), un médecin cantonal brocardé, une population méfiante, une presse acide, des scientifiques anglo-saxons dominants… Pour Heidi.news, Marie-France Vouilloz Burnier replonge en 1962, au pied du Cervin à 1600 mètres d’altitude.

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