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«On a des discussions assez vives»: les familles face au vaccin

Dans un centre de vaccination de Bucarest en Roumanie, une adolescente reçoit sa première dose sous les yeux de sa mère. | Keystone/EPA / Robert

La vaccination des enfants contre Covid-19, un sujet piquant? Les parents de Manon ne sont pas d’accord, la mère d’Alyssa n’était pas rassurée quand sa fille est passée sous l’aiguille et le père de Justine aurait bien aimé que sa fille pense différemment. Le débat monte dans les familles.

Seuls 13% des 10-19 ans du pays sont vaccinés contre le Sars-CoV-2, alors que les spécialistes prévoient une forte circulation virale dans les classes à la rentrée. Comment expliquer le manque d’adhésion? Six familles nous offrent un aperçu.

Pourquoi on leur donne la parole. Le droit suisse veut que les enfants, dès 12 ans, puissent décider seuls de se faire vacciner, pour peu qu’ils aient leur capacité de discernement. Mais rarement la décision s’inscrit indépendamment du contexte familial, sans discussion avec le noyau dur (parents, frères et sœurs). La vaccination, c’est une affaire de famille.

«Ma mère est contre, mais m’a donné son accord»

Les vaccins contre Covid, Elodie ne leur fait pas confiance. Cette Genevoise, qui élève seule ses quatre enfants et touche l’aide sociale, doute de tout. De l’efficacité du vaccin, des effets secondaires qu’il provoque à long terme, du fait qu’il a été développé si vite.

Pourtant quand sa fille de 17 ans, Alyssa, lui a annoncé qu’elle souhaitait se faire vacciner, elle a donné son feu vert, sous réserve que le pédiatre approuve. «Parce que c’est une décision qui appartient à Alyssa, et je comprends son choix.»

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