Observatoire des prix de l'alimentation: cap sur l'Egypte

Des denrées alimentaires de base dans un supermarché du Caire, le 11 juin 2022. | Mohamed Darco pour Heidi.news

Après son observatoire des prix de l’alimentation en Suisse, Heidi.news lance une démarche similaire en Afrique du Nord, plus précisément en Egypte. Nous avons sélectionné dix denrées alimentaires de base, accessibles dans un supermarché local du Caire où se rend la classe moyenne.

Pourquoi une telle démarche. Pour pourvoir aux besoins de sa population, l’Egypte importe massivement du blé, et en particulier à l’Ukraine et la Russie, à hauteur de 75% à 80%. Avec la guerre, le pays a dû faire face en mai à une inflation de près de 15% – le triple du taux enregistré un an plus tôt – alors que près d’un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.

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Les raisons des tensions. Malgré une production mondiale record, la guerre en Ukraine a généré une forte demande et une forte inquiétude quant à l’accès à cette céréale. L’inquiétude porte aussi sur l’huile de tournesol – 75% du commerce mondial passe par l’Ukraine et la Russie. La hausse du prix des engrais azotés (+150% en un an et demi), indispensable dans les grandes cultures conventionnelles, ainsi que les problèmes d’approvisionnement liés à la Covid-19, ont ajouté de l’huile sur le feu. Les cours du blé et du tournesol ont quasiment doublé par rapport à 2021, une année qui enregistrait déjà des records de cherté.

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Le supermarché où sont relevés les prix pour notre observatoire de l'alimentation, le 11 juin 2022, au Caire. | Mohamed Darco pour Heidi.news

Notre correspondant a effectué un premier pointage le 11 juin, pour des produits qui rentrent dans l’alimentation quotidienne des Egyptiens. D’autres relevés suivront dans les prochaines semaines et mois, afin de suivre l’évolution du prix des denrées alimentaires. Elles pèsent pour près de moitié dans le budget des ménages.