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Non, la Suisse ne fait pas tout pour éviter un nouveau confinement

Sur l’A12 entre Riaz et Fribourg le 1er avril 2020. | Keystone / Anthony Anex

Alain Berset, conseiller fédéral en charge de la santé, l’a confirmé jeudi 18 novembre: de nouvelles mesures pour contenir l’évolution épidémiologique ne sont pas nécessaires pour l’instant. Les soins intensifs ne sont pas assez remplis par des patients Covid (17,5%) pour justifier de nouvelles restrictions. Mais que fait le pays pour éviter que la situation se dégrade? Pas grand chose.

Pourquoi c’est inquiétant. Avec un taux de reproduction effectif du Sars-CoV-2 à 1,28 au 9 novembre, un doublement des nouvelles infections tous les 15 jours et une couverture vaccinale trop faible, certains spécialistes de la task force scientifique estiment que l’on pourrait compter 400 patients aux soins intensifs d’ici la mi-décembre. Les trois piliers de la lutte contre l’épidémie – traçage des contacts, gestes barrières et vaccination – sont en berne. Pourtant une étude allemande réalisée par des chercheurs de l’institut Max Planck montre que l’on pourrait éviter un confinement à condition d’avoir une stratégie de traçage des contacts rigoureuse et un comportement individuel responsable.

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