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Médecine: «En Suisse, le plafond de verre, c’est du triple vitrage blindé»

Image d'illustration. | Shutterstock / Iryna Rahalskaya

Elles sont professeure, étudiante en médecine et jeune médecin. A l’occasion du café de l’égalité de la faculté de médecine de l’Unige, elles partagent toutes le même constat: être femme et vouloir faire carrière en médecine reste un pari particulièrement audacieux aujourd’hui. Ce 8 mars, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et sous le regard d’une centaine de spectateurs virtuels, les questionnements de jeunes médecins se sont superposés à la longue expérience de la professeure Alexandra Calmy, responsable de l'Unité VIH/sida des HUG et au militantisme de Brigitte Mantilleri, directrice du service égalité de l’Unige, et d’Eléonore Lépinard, professeure au Centre en études genre de l’Unil.

Pourquoi on en parle. Depuis que la première femme médecin a obtenu son diplôme en Suisse en 1873, le paysage médical a beaucoup évolué. Tant et si bien que si les tendances actuelles se poursuivent, les femmes médecins pourraient bien devenir majoritaires en Suisse d’ici 20 ans, selon les chiffres de la FMH. Seulement, encore aujourd’hui, à mesure que le degré hiérarchique augmente, le nombre de femmes occupant une fonction à responsabilité diminue, sans que cela ne puisse s’expliquer par la pyramide des âges des médecins dans le milieu hospitalier.

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