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«Les questions de genre peuvent être perçues comme menaçantes en médecine»

Joëlle Schwarz (à gauche), s'est vu remettre le prix de l'égalité 2021 de la FBM par Marc Robinson-Rechavi, professeur associé en bioinformatique au Département d'écologie et évolution de l’Université de Lausanne. | Dom Smaz / CHUV 2021

Le prix de l’égalité 2021 de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’Université de Lausanne (Unil) récompense le travail de Joëlle Schwarz. La responsable de l’Unité médecine et genre d'Unisanté à Lausanne ne s’attendait pas à cette distinction. Ces travaux et cours aux étudiants en médecine sur l’influence du sexe et du genre sur la santé font partie de son quotidien. C’est «juste» son travail. «Mais ce prix, c’est une super reconnaissance», reconnaît-elle. Un encouragement nécessaire «parce que les questions de genre peuvent encore être perçues comme menaçantes dans le milieu médical».

Pourquoi c’est important. Joëlle Schwarz a rejoint Unisanté en 2017. Elle y développe des programmes de recherche, donne des cours à l’Ecole de médecine de l’Unil, anime des ateliers contre les violences sexistes et le harcèlement, et traque les biais de genre dans la pratique clinique. La prise de conscience de l’importance de son travail dans le monde médical est lent à germer, mais essentiel. Portrait.

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