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Les promesses des psychédéliques pour traiter dépression et dépendances

Psilocybe semilanceata étudiés en laboratoire. | Shutterstock / Comaniciu Dan

Dans «Voyage aux confins de l’esprit» (Ed. Quanto), le journaliste américain Michael Pollan se penche sur le retour en grâce des substances psychédéliques en recherche clinique. Un ouvrage passionnant qui nous invite à faire le point sur les études et les usages thérapeutiques du LSD et de la psilocybine en Suisse.

Pourquoi c’est intéressant. La découverte fortuite du LSD par le suisse Albert Hofmann et la première extraction de psilocybine par ce même chimiste œuvrant pour le laboratoire Sandoz a ouvert dès la fin des années 1950 un champ d’exploration en recherche sur les psychédéliques. Jusqu’à la fin des années 1960, ces substances ont connu un engouement si fort que l’on peut parler de phénomène de société: on estime que 10% des Américains ont déjà fait l’expérience d’un «trip psychédélique». L’interdiction du LSD aux USA – ainsi que la tragédie sanitaire de la thalidomide qui a montré la nécessité de mener des essais cliniques de qualité – ont contraint les chercheurs à mettre de côté leurs études sur les potentiels bénéfices en psychiatrie des substances psychédéliques.

Aujourd’hui, alors que les médecins se heurtent de plus en plus à des dépressions résistantes aux traitements ainsi qu’à des problématiques d’addiction ou de fin de vie, la recherche – forte des avancées méthodologiques de la science – retrouve un sang neuf et des applications thérapeutiques ont vu le jour dans les institutions hospitalières.

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