La Suisse impose une quarantaine obligatoire à Paris et à la moitié de la France

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Le Conseil fédéral a choisi, ce 11 septembre, de placer neuf régions françaises et une autrichienne sur la liste des zones à risque. Il décide ainsi de régionaliser les mises en quarantaine de voyageurs arrivant en Suisse, en provenance de pays voisins (France, Allemagne, Italie et Autriche). Les régions frontalières ne sont pas concernées et ne seront pas placées sur cette liste. Y figurent en revanche Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse ou encore Vienne.

Pourquoi c’est important. Au vu de l’évolution de l’épidémie sur son territoire. la France est depuis plusieurs jours dans une situation qui pourrait justifier son placement en zone à risque. En optant pour une régionalisation, la Suisse adopte la même politique que l’Allemagne et la Belgique. L’entrée en vigueur est prévue pour le 14 septembre.

18 régions concernées. Lors de sa conférence de presse du jour, le Conseil fédéral a dévoilé la nouvelle lise des zones à risque, dont voici le détail:

  1. Région Hauts-de-France (Lille)

  2. Région Centre-Val de Loire (Orléans)

  3. Région Corse (Ajaccio)

  4. Région Ile-de-France (Paris)

  5. Région Normandie (Rouen)

  6. Région Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux)

  7. Région Occitanie (Toulouse)

  8. Région Pays de la Loire (Nantes)

  9. Région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Marseille)

Les régions françaises d’outre-mer suivantes font également partie de cette liste:

  1. Guyane française

  2. Guadeloupe

  3. Martinique

  4. Mayotte

  5. Polynésie française

  6. La Réunion

  7. Saint-Barthélemy

  8. Saint-Martin

En Autriche, une seule région est concernée:

  1. Vienne

Les exceptions. Alain Berset, chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI), a expliqué que des exceptions étaient prévues:

«Si une personne entre en Suisse en provenance d’une de ces zones à risque pour motif professionnel ou médical, et qu’elle ne séjourne pas plus de cinq jours dans le pays, elle est exemptée de l’obligation de quarantaine. Cela concerne notamment les sportifs, les différents acteurs de la scène culturelle et les personnes se rendant à un congrès scientifique, par exemple.»

Les professionnels, qui, de leur côté, doivent se rendre dans une des zones à risque seront également exemptés de cette obligation de quarantaine au retour, mais seulement si un plan de protection spécifique a été suivi durant le séjour.

Responsabilité individuelle. Des contrôles aux frontières supplémentaires ne sont pas prévus. Les frontaliers, qui sont plus de 330’000 pour la Suisse, ne devraient donc pas être affectés pour leurs déplacements entre domicile et lieu de travail.

Les autorités comptent sur la responsabilité individuelle de chacun pour éviter les zones à risque et respecter la quarantaine obligatoire dans les cas de figure prévus par la loi. Alain Berset:

«Il appartient aux gens concernés d’appliquer la loi. Il s’agit d’une responsabilité individuelle. Vraiment, il faut renoncer à tout voyage dans une zone à risque. J’ai un seul conseil: n’y allez pas!

En respectant cela, il sera possible de préserver la capacité de traçage des contacts de notre pays et des cantons.»