Les émois de l'industrie alimentaire face à Yuka, Nutri-score et consorts

Grâce à ces applications, il est maintenant possible de connaitre la composition des produits vendus en supermarchés. KEYSTONE / Christian Beutler

L’information sur les produits alimentaires évolue à grands pas, ce qui n’est pas sans provoquer des remous. L’application mobile Yuka, qui permet de scanner des produits pour afficher leur qualité nutritionnelle, est emblématique de cette évolution. Elle fait face à une enquête de la répression des fraudes française initiée par des industriels, révèle Le Monde, de même qu’une autre application conçue par une organisation de consommateurs. Une autre bataille a opposé Yuka à plusieurs acteurs de l’industrie charcutière, mécontents de voir la présence de nitrites dans leur jambon mise en lien avec un risque accru de cancer.

Ce n’est pas tout. Le secteur agro-alimentaire réagit aussi diversement au lancement du Nutri-score, ce score nutritionnel simple lancé en 2019 par six pays européens — dont la France et la Suisse — sur une base volontaire. Six cents entreprises l’ont adopté en France, dont Nestlé ou PepsiCo, mais les réticences restent farouches chez nombre de géants du secteur, dont Coca-Cola, Lactalis ou Ferrero. L’industrie est aussi en train de s’organiser pour mettre en place sa propre banque de données alimentaires. Mais les initiatives en vue d’une meilleure information nutritionnelle commencent à porter leurs fruits, note Le Monde, beaucoup d’industriels ayant commencé à modifier leurs recettes pour s’adapter à ces nouvelles contraintes.

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