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Les deux fondateurs de BioNTech s’expriment dans la presse française

Uğur Şahin et Özlem Türeci se sont vus remettre la croix fédérale du Mérite en mars 2021, plus haute distinction allemande. Tous deux sont largement pressentis pour un futur Nobel de médecine destiné à récompenser les recherches sur l'ARN thérapeutique.| Keystone / DPA / Bernd von Jutrczenka

Le magazine économique Les Echos a interviewé Uğur Şahin et Özlem Türeci, les deux fondateurs de BioNTech — société pionnière de l’ARN thérapeutique, à qui l’on doit le premier vaccin Covid-19. Les deux scientifiques d’origine turque y disent leur intention de continuer leurs recherches contre le cancer, bousculées par la pandémie. Les bénéfices faramineux engrangés grâce aux vaccins, partagés à égalité avec leur partenaire industriel Pfizer, ont d’ores et déjà permis à la petite biotech allemande de passer de 1300 à plus de 2000 employés. Les résultats de plusieurs essais pivots (mélanome, cancers ORL, cancer colorectal) sont attendus «d’ici trois ou quatre ans».

A propos des vaccins. Interrogé sur la nécessité de rappels vaccinaux, Uğur Şahin se borne à indiquer qu’une troisième dose pourrait s’avérer utile pour maintenir la protection contre l’infection, tout en rappelant que les vaccins actuels offrent très certainement une protection de longue durée contre les formes graves de Covid. L’immunologiste ne prend en revanche pas position sur la fréquence de tels rappels – ce qui tranche avec son homologue de Pfizer, qui évoque déjà une troisième dose à 6-12 mois. Autre élément intéressant: Uğur Şahin se prononce contre la vaccination obligatoire, estimant «en tant que médecin et scientifique» qu’il vaut mieux convaincre que contraindre.

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