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Les champignons hallucinogènes plus forts que le Prozac?

Les essais cliniques menées actuellement sur la psilocybine pourraient aboutir à des traitements autorisés dès 2024./Newsweek

Un courrier de lecteur de Heidi.news pointe l’intérêt croissant de notre rédaction pour les nouvelles applications psychiatriques des substances psychédéliques comme le LSD ou les champignons hallucinogènes. Bien modestement, il nous faut constater que nous ne sommes pas seuls à observer cette tendance émergente. Cette semaine, la psilocybine fait même la couverture du magazine américain Newsweek qui titre: «Les champignons magiques pourraient être la plus grande avancée contre la dépression depuis le Prozac». L’enquête du magazine pointe, par exemple, une étude clinique montrant une efficacité quatre fois plus importante de la substance extraite des champignons par rapport à des antidépresseurs classiques. Et elle décrit la science qui éclaire désormais le rôle de cette substance dans le cerveau.

Pourquoi c’est tripant. S’il est un domaine où les progrès des thérapies patinent c’est bien celui des traitements des maladies du cerveau. En dépit des progrès récents et réels des neurosciences sur la compréhension biologique du système nerveux central, les applications médicales sont aux mieux faibles, voire inexistantes. C’est le cas aussi bien pour les maladies liées à la dégénérescence comme Alzheimer que pour les maladies psychiques comme les différentes formes de dépression diagnostiquées chez 320 millions de personnes dans le monde. Dans ce contexte, le repositionnement de drogues récréatives désormais micro dosées et étudiées dans le détail pour un usage thérapeutique redessine la frontière entre les bénéfices et les risques de ces substances aux États-Unis comme en Suisse.

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