Reservé aux abonnés

Les boissons sans alcool: à consommer sans modération?

Illustration. | Keystone/DPA / Tim Brakemeier

Durant l’année brassicole 2020-2021, le marché suisse de la bière s’est effondré. 68 millions de bières pression n’ont pas été bues. Sur la même période, les ventes de bières dites sans alcool, qui ne titrent pas à plus de 0,5% vol., ont augmenté de 15% par rapport à la saison précédente. Les vins, gins et même whiskys élaborés sans éthanol, ou dont on a retiré par la suite cette molécule, intéressent la population suisse. De surcroît en plein Dry January. Mais peuvent-ils constituer une réelle alternative?

Pourquoi on en parle. La consommation de ce type de breuvage représente une goutte d’eau. Dans le cas des bières, plus d’un siècle après le premier brassage dans la brasserie Haldengut, à Winterthour (ZH), la bière sans alcool représente seulement 5% de part de marché des boissons fermentées à base de céréales. Pas de quoi bousculer les géantes Feldschlösschen, Heineken et Carlsberg.

Mais la dynamique croissante et continue ces dernières années, également présente chez nos voisins britanniques, allemands et français, est le signe d’une meilleure tolérance vis-à-vis des abstinents permanents ou passagers, interprète Marie Cornut, chargée de projet au Groupement romand d’études des addictions (GREA):

«Je pense que nous ne sommes pas face à une simple bulle passagère, mais à un changement de paradigme plus profond vis-à-vis de notre rapport à l’alcool. Sur ces vingt dernières années, nous avons observé une baisse de sa consommation dans presque toutes les classes d’âge.»

Reservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous