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Les aînés ont-ils été assez protégés en 2020? La réponse de Pro Senectute

Un résident de la maison de retraite «Centro La Piazzetta» à Lugano attend la visite de ses proches, le 20 février 2021. Grâce à l'assouplissement des mesures, les visites des familles dans les maisons de retraite sont à nouveau possibles. | Keystone / Ti-Press / Francesca Agosta

Le 24 février 2020, la Suisse enregistrait la première infection à Sars-CoV-2 et, le 5 mars, le premier décès de Covid-19. En un an, les séniors ont payé le plus lourd tribut: prise en charge, EMS, hôpitaux, isolement, décès, deuil... Qu'a fait la Suisse pour ses aînés? Ont-ils été bien protégés, soignés, respectés? Dans la maladie comme dans la mort? Dans cette série d'articles, Heidi‧news tente d'apporter des réponses et revient sur une année forte en émotions.

Les séniors sont ceux qui paient le plus lourd tribut à l’épidémie de Covid-19. De nombreuses mesures de protection ont été mises en place en 2020, notamment pour protéger cette population, dite vulnérable. Mais la Suisse a-t-elle vraiment bien pris soin des ses aînés en 2020? Heidi.news s’est tourné vers la fondation pour la vieillesse Pro Senectute, dont le but est de maintenir et d’améliorer le bien-être des personnes âgées en Suisse. On fait le point avec Joël Goldstein, directeur de Pro Senectute Genève, et Peter Burri Follath, responsable communication de Pro Senectute Suisse.

Heidi.news – Les aînés ont-ils été assez protégés en 2020?

Joël Goldstein – J’aurais tendance à dire oui, compte tenu de nos connaissances sur la maladie en 2020. J’ai bien conscience que de répondre par l’affirmative est assez paradoxal, puisque ce sont les séniors qui ont payé le plus lourd tribut. Ainsi, la mortalité les a concernés en premier chef.

Quant à savoir si on aurait pu éviter des décès, je ne sais pas. Je ne vais en tout cas pas juger les autorités sur leur réponse à l’épidémie l’an dernier. Tout le monde a fait ce qu’il a pu et aussi en fonction d’informations parfois contradictoires. Même si la répartition des tâches entre Confédération et cantons a pu poser problème, in fine, je n’ai vu que des personnes sur le pont, au front et avec un seul but commun: minimiser la casse.

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