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Les achats de tests PCR en Chine en 2019 ne suffisent pas à montrer que Pékin a menti

Un employé du laboratoire Huoyan à Wuhan, en février 2020. | Keystone / EPA / Pasteur Zhou

La société de cybersécurité Internet 2.0 a dévoilé début octobre qu’en Chine, les achats de tests PCR ont grimpé dans la province du Hubei bien avant que le premier cas de Covid-19 ne soit officiellement déclaré. Les données mises en évidence par l’entreprise basée en Australie montrent que les commandes se sont multipliées dès le mois de mai 2019, notamment à l'Université des sciences et de la technologie de Wuhan et dans les Centres chinois de contrôle et de prévention des maladies. Internet 2.0 conclut que le virus du Sars-CoV-2 a circulé bien avant que la Chine n’avertisse l’OMS de la présence du virus. Cette version est contestée par Pékin.

Pourquoi ça pose question. La corrélation établie par le rapport soulève plusieurs questions. Qu’un pays investisse dans des tests PCR en dehors d’une période de crise sanitaire n’a rien de surprenant, soulèvent plusieurs chercheurs, ces tests étant un outil de choix dans la recherche en microbiologie et dans le suivi des agents pathogènes connus. Par ailleurs, les tests PCR spécifiques au Sars-CoV-2 n’ont, a priori, vu le jour qu’en janvier 2020. Avant cela, la séquence génétique complète du Sars-CoV-2 n’était pas connue. Les tests sur le marché ne pouvaient servir qu’à détecter des virus de la famille du coronavirus, sans les distinguer.

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