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Le sport, geste barrière contre Covid-19, vraiment?

Jogger et sportifs au bord du lac Léman, à Vevey. | Keystone / Jean-Christophe Bott

Promouvoir l’activité physique est toujours une bonne chose. On connaît en effet ses bénéfices à court, moyen et long termes et l’on sait les dégâts causés par la sédentarité. Une sédentarité accentuée par le télétravail et les différentes mesures sanitaires destinées à lutter contre la pandémie de Covid-19, dont la fermeture des salles de sport. Pour autant, faut-il promouvoir l’activité physique sur le mode du «whatever works» en jouant sur l’actualité et la peur de tomber malade quitte à travestir les résultats des études? Sans doute pas. Voyons en quoi le sport contribue effectivement à améliorer l’immunité avec objectivité.

Pourquoi on vous en parle? Une étude, récemment publiée dans le British Journal of Sport Medicine, a trouvé un large écho dans la presse. «Le sport devrait être la première mesure barrière», «L’activité physique booste l’immunité», «Le sport, une bonne défense contre le Covid-19» a t-on pu lire ça et là. Pourtant, à y regarder de plus près, l’étude comporte de nombreux biais qu’il faut prendre en compte avant de trouver dans le sport un totem d’immunité.

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