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Le simple fait de parler émet un grand nombre de gouttelettes

Une femme sans masque médical parle et propage le virus par une gouttelette en suspension dans l'air. | Shutterstock / Aleynikov Pavel

Le fait de parler produit un très grand nombre de gouttelettes, estiment des chercheurs de l’université de Pennsylvanie. Leurs travaux, rapportés dans PNAS et relayés par le Washington Post, mêlent détection expérimentale et modélisation. Ils évaluent qu’un malade typique peut projeter de 1000 à 10'000 gouttelettes contaminées lors d’une minute de vocalisation intense, lesquelles restent en suspension dans l’air plusieurs dizaine de minutes. Au passage, ils montrent que plus on parle fort, plus on a de risque de projeter de telles microgouttelettes.

Pourquoi c’est à relativiser. Ce travail revoit à la hausse la quantité de microgouttelettes émises en parlant, mais ne permet pas de quantifier le risque infectieux associé. Le consensus demeure pour l’instant que l’essentiel des contaminations se produit via de grosses gouttelettes, donc entre deux personnes proches et en vis-à-vis. Les contaminations in absentia, via des nuages de microgouttelettes contaminées en suspension dans les lieux confinés, ne peuvent être exclues. Mais cette voie de transmission est encore jugée très minoritaire dans la vie courante.

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