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Le livre qui veut rendre «virale» la théorie de la fuite de laboratoire

Une enquête plutôt à charge en faveur de la fuite de labo, mais sans preuve définitive. | DR

Alina Chan, biologiste au Broad Institute et Matt Ridley, journaliste scientifique (par ailleurs ex-banquier), viennent de publier «Viral», une enquête sur les origines du Sars-CoV-2. Ils pointent les faiblesses de la thèse de l’origine animale, sans toutefois l’écarter. Surtout, ils reconstituent l’écheveau des éléments qui rendent plausible l’hypothèse d’une fuite accidentelle d’un laboratoire. Plausible, mais pas forcément vraie. Le récit renforce les doutes sans apporter de preuve définitive. Reste finalement un appel nettement plus convaincant à un moratoire sur les manipulations génétiques de pathogènes, qu’a expliqué Alina Chan à Heidi.news.

Pourquoi c’est troublant. La pandémie a-t-elle été, comme toutes les précédentes dans l’histoire, le produit du passage d’un pathogène de l’animal à l’homme? Ou encore est-elle au contraire le produit d’une manipulation génétique accidentellement relâchée dans la nature? Difficile d’imaginer une question aux enjeux plus élevés dans le contexte actuel. Deux ans après le début de la pandémie, il n’y a toujours pas de réponse claire, et «Viral» joue sur ce suspense.

La thèse d’une fuite de laboratoire avait été rapidement discréditée au début de l’épidémie en étant qualifié de complotiste. L’enquête à charge apporte des indices, mais pas encore la réponse. La description détaillée des recherches menées par des chercheurs américains et chinois sur les coronavirus dans les années 2010 souligne toutefois les risques de tels travaux.

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