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Le jour où la Suisse a traqué des cadavres de sangliers, pour de faux

Dans la forêt de Galm, le Canton de Fribourg simule un foyer de peste porcine africaine. | Heidi.news / Lorène Mesot

«Combien il reste de sacs à cadavre?» demande un homme en combinaison blanche à un autre homme tout de blanc vêtu. Au-dessus de leur tête, les arbres dégoulinent de pluie. Ce matin, dans la forêt de Galm, à Salvenach, il règne un air de fin du monde. Le cadre est parfait pour un exercice de simulation de crise nationale. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Du 2 au 4 novembre, la plupart des cantons du pays participent à une simulation d’épizootie de peste porcine africaine (PPA). Dans le canton de Fribourg, une cinquantaine de personnes a été mobilisée pour l’occasion. Heidi.news a suivi l’exercice.

Pourquoi un exercice grandeur nature. Endémique dans certains pays d’Afrique et en Sardaigne, dévastatrice en Chine et en Europe de l’Est, la PPA est récemment apparue en Allemagne. Les autorités vétérinaires ont peu de doutes sur le fait que le virus responsable de la maladie frappera la Suisse un jour ou l’autre — même si jusqu’à présent aucun cas n’y a été identifié. La maladie étant hautement contagieuse et presque toujours mortelle pour les porcs et les sangliers — mais sans danger pour l’humain —, sa propagation en Suisse aurait des conséquences graves pour la faune sauvage, les agriculteurs et le marché d’exportation lié au porc.

En simulant différentes phases de la propagation, avec plusieurs foyers épizootiques dans plusieurs cantons, les autorités fédérales et cantonales veulent éprouver les dispositifs et tester la coopération entre l’ensemble des acteur impliqués, ainsi que les outils numériques utilisés dans ce type de crise.

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