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Le dépistage nasal peut faire courir un risque s’il est mal effectué

Prélèvement nasopharyngé dans un centre de dépistage, le 2 avril 2021 au Mont-sur-Lausanne (Vaud). Image d'illustration. | Keystone / Jean-Christophe Bott

Le dépistage nasopharyngé de Covid-19 doit être conduit avec précaution, prévient l’Académie française de médecine, relayée par Le Monde. L’écouvillonnage nasal préalable au dépistage, destiné à récupérer des cellules épithéliales en nombre en vue d’une détection efficiente du génome viral, «peut devenir dangereux» lorsqu’il est «trop profond et dirigé dans la mauvaise direction», indiquent les sages dans un communiqué en date du 8 avril. Ils conseillent de réserver la pratique de ce geste à des professionnels de santé formés de façon rigoureuse. Ceux-ci sont invités à prendre bien soin de maintenir la tête en position naturelle (non relevée), à ne pas dévier l’écouvillon vers le haut et à s’enquérir d’éventuelles malformations de la sphère ORL, afin de limiter le «risque lésionnel».

Pourquoi cette alerte. L’Académie pointe un risque de complications bénignes (désagrément, douleur, saignement) ou parfois plus sérieuses, avec quelques cas de perforation pouvant donner lieu à des infections graves (méningites). L’Académie réfère à deux cas cliniques (un espagnol et un américain) d’écoulement de liquide céphalorachidien consécutif à un dépistage, dont une femme de 41 ans accueillie aux urgences avec des signes d’infection. Mais des millions de tests sont effectués chaque jour pendant la pandémie, et ces problèmes restent rarissimes. Une équipe allemande a suivi une cohorte de 3000 patients l’été dernier et rapporté 3 événements indésirables sur plus de 11'000 tests (0,026%). Deux personnes avaient conservé un bout de l’écouvillon dans le nez et une s’était disloquée la mâchoire en ouvrant la bouche pour un prélèvement oral.

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