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Pourquoi le vaccin d’AstraZeneca nécessite une «étude supplémentaire»

Siège australien d'AstraZeneca. Image d'illustration. | Keystone / EPA AAP Dan Himbrechts

Le candidat vaccin développé par l’université Oxford et le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca est sous le feu des critiques depuis l’annonce de ses premiers résultats d’efficacité le 23 novembre. Des deux résultats affichés, à 62% et 90%, le plus élevé résulte d’un sous-ensemble de patients britanniques traités avec une première dose réduite. Ce schéma vaccinal détonne, d’autant qu’il résulte initialement d’une erreur de préparation. Jeudi 26 novembre, le directeur général d’AstraZeneca a indiqué qu’une nouvelle étude serait lancée pour valider ces résultats.

Pourquoi c’est intéressant. Dans la course aux vaccins, les premiers candidats sont en train de passer la ligne d’arrivée. Les vaccins à ARN messager américains de Pfizer-BioNTech et Moderna annoncent des efficacité très élevées et seront sur le marché avant les autres. Mais le candidat d’Oxford-AstraZeneca représente un enjeu majeur: c’est le seul vaccin européen en lice parmi les candidats avancés, il est peu onéreux (2,50 euros) et peut être produit à grande échelle (2 milliards de doses annoncées en 2021). Il repose par ailleurs sur une technologie de vecteur à adénovirus, prometteuse contre les formes graves de Covid-19.

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