| | News

Lausanne présente ses mesures contre la pollution aux dioxines

Un panneau d'information annonce les mesures de precaution d'usage dans la zone de l'Hermitage à Lausanne. | Keystone / Laurent Gilliéron

La pollution aux dioxines est plus étendue et grave que prévu à Lausanne, révélaient ce lundi 11 octobre les autorités cantonales vaudoises. Dans une conférence de presse tenue le 14 octobre, la Ville de Lausanne — qui détient la majorité des sites sensibles concernés — a détaillé les résultats d’investigations supplémentaires menées sur des parcelles privées communales. Selon Natacha Litzistorf, conseillère municipale en charge de l’environnement, la Ville souhaite «faire toute la lumière, rien que la lumière» sur l’état des pollutions. Aux côté du conseiller municipal Pierre-Antoine Hildbrand, Natacha Litzistorf a présenté un plan d’action détaillé. Le canton de Vaud doit encore valider les mesures annoncées.

Pourquoi c’est dangereux. Les dioxines sont des substances appartenant à la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés (HAPC). Elles sont classées depuis 1997 comme substances cancérigènes. Elles résultent essentiellement de procédés industriels, mais les dioxines peuvent aussi être produites lors d’évènement naturels, à l’instar des feux de forêts. Une fois dans l’environnement, les dioxines persistent en raison de leur stabilité chimique. Leur demi-vie dans l’organisme humain est d’environ sept ans. Par conséquent, elles peuvent s’accumuler dans divers tissus ou liquides, humains et animaux — et en particulier dans le lait maternel.

Cet article est réservé aux abonnés.

Tableau de bord climat

Un suivi interactif des grands indicateurs du dérèglement climatique et de ses solutions.