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La vague delta fait-elle déjà pschitt au Royaume-Uni?

92% de la population britannique a développé des anticorps contre Covid-19. | Keystone / Andy Rain

Après un pic le 17 juillet avec 54’000 cas diagnostiqués,  les chiffres des infections au Sars-CoV-2 au Royaume-Uni se sont effondrés tous les jours depuis pour tomber à moins de 24’000 le 27 juillet. Moins nette pour les décès et les hospitalisations, cette baisse inattendue interroge, dans la mesure ou le variant Delta est plus contagieux et que cette diminution se poursuit après la levée en Grande-Bretagne de toutes les restrictions le 19 juillet. Une troisième vague qui ferait pschitt?

Pourquoi il faut rester prudent. L’arrivée du variant Delta, identifié d’abord en Inde, est à l’origine d’une nouvelle vague mondiale d’infections qui pousse les autorités à accélérer la vaccination, voire à remettre en place des mesures sanitaires. Cette forme mutée du virus devient, en effet, rapidement la souche dominante partout où elle se répand. En Grande-Bretagne, elle est apparue plus tôt que dans la plupart des autres pays industrialisés, sans doute à cause des liens traditionnels du pays avec l’Inde. La baisse inattendue des nouvelles infections constatée actuellement est suivie de près par les autres pays européens. Mais le contexte britannique a ses particularités.

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