La «shrinkflation» ou le même prix pour moins de produit

Deux barres chocolatées de la marque Toblerone, à Londres, le 8 novembre 2016. | Keystone / AP / Alastair Grant

Cinq chips en moins par ci, 28 feuilles de papier toilette otées par là, et hop une augmentation du prix au kilo passée inaperçue. C’est la shrinkflation ou réduflation, mot-valise issu des termes «réduction» et «inflation», soulève le Financial Times. L’objectif: maintenir le prix d’un produit tout en améliorant ses marges.

Pourquoi on en parle. A l’heure où le mot «inflation» est sur toutes les lèvres, il est intéressant de souligner comment certaines entreprises de l’industrie agro-alimentaire trouvent la parade – controversée – à l’augmentation des prix de ses produits.

Des techniques variées. Jouer sur le contenu d’un produit et la conception des emballages dans un but d’optimisation n’est guère nouveau, rappelle à juste titre Quartz. En 2016, Toblerone avait modifié le design de ses barres afin d’en réduire le poids. Un choix qui avait suscité la bronca des fans et obligé le chocolatier à rétropédaler.

Changer la recette des denrées alimentaires, en favorisant les ingrédients moins chers, est aussi une astuce bien connue. Selon un professeur de marketing interrogé par le site d’information économique, recourir à ce type de pratique n’est pas tant problématique, l’essentiel étant de l’annoncer au consommateur, afin de ne pas générer de déception.

Aussi dans la restauration. La réduflation ne concerne pas seulement le secteur agro-alimentaire, mais aussi les services ou la restauration, souligne le FT. Revoir les menus dans les restaurants, réduire la quantité et la diversité de l’accompagnement d’un plat, ou encore couper une viande en diagonale afin que la portion paraisse plus importante, sont autant d’astuces pour faire des économies.

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A lire dans le Financial Times (EN) et sur Quartz (EN)