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La reconnaissance du Covid long en Suisse est la question qui fâche

Dans les locaux de la clinique Moncucco à Lugano où sont traités des patients atteinrs de Covid long. | Keystone / Ti-Press / Alessandro Crinari

Le ministre de la santé a balayé le projet d’un revers de sourcils en conférence de presse mi-janvier. Non, il n’y aura pas de registre pour les patients atteints de Covid long en Suisse. «Nous n’y voyons pas de valeur ajoutée» s’est justifié Alain Berset. De quoi hérisser le poil de nombreux patients souffrant de symptômes persistants des mois après l’infection. Ces derniers dénoncent un manque de prise en considération au niveau national, à l’heure où les études et projets dédiés sont concentrés sur certaines régions, en Suisse romande particulièrement.

Pourquoi c’est sensible. Les personnes atteintes de Covid long risquent la double peine: composer au quotidien avec des symptômes handicapant tout en souffrant d’un manque de reconnaissance et d’errance administrative.

L’existence de ce problème de santé publique — inédit, hétérogène et encore mal compris —  fait désormais consensus auprès des autorités de santé et des consultations spécifiques ont vu le jour partout en Suisse. Reste que la problématique soulève de nombreuses questions au niveau du système de santé, des assurances sociales et du monde du travail. Fin 2021, près de 1800 personnes attendaient une décision de l’AI après s’être annoncées en incapacité de travail.

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