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La qualité du sperme des jeunes Suisses menacée par les perturbateurs endocriniens

Image d'illustration. | UNIGE

Prouver une causalité entre l’exposition à des perturbateurs endocriniens des mères travaillant au début de leur grossesse et la baisse de qualité du sperme de leurs garçons devenus de jeunes adultes n’est pas une mince affaire. C’est ce à quoi se sont employés deux chercheurs de l’Université de Genève et de l’Institut français de recherche en santé environnement et travail (Irset). Les résultats de leurs travaux publiés le 17 mars dans Human Reproduction suggèrent que les hommes exposés in utero à des perturbateurs endocriniens ont deux fois plus de risque de se situer en-dessous des normes limites établies par l’OMS pour le volume séminal et le nombre total de spermatozoïdes par éjaculation.

Pourquoi c’est difficile. Le rôle des substances suspectées de perturber le système endocrinien est étudié en laboratoire et sur des souris. Les études sur l’humain sont rares et les preuves sont difficilement exploitables. S’il est possible d’établir une corrélation entre exposition maternelle et effet sur les jeunes hommes, prouver que telle substance ou tel produit est réellement la cause d’une baisse du volume séminal nécessite encore de nombreuses recherches. Il s’agit surtout d’identifier les substances incriminées.

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