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La perquisition à l’IHU ne concerne (a priori) pas Didier Raoult

Didier Raoult et Emmanuel Macron lors de la visite officielle du président français à l'IHU Méditerranée INfection, le 9 avril 2020. | Keystone / AP / Daniel Cole

Lundi 14 juin au matin a eu lieu une perquisition dans les bureaux de l’IHU Méditerranée Infection, dirigé par le Pr Didier Raoult. L’événement a aussitôt donné lieu à spéculations. Il a en fait eu lieu dans le cadre d’une enquête lancée en 2019 par le parquet de Marseille sur l’Institut de recherche pour le développement (IRD), indiquent Le Monde et d’autres médias. L’agence française anti-corruption avait fait état dès 2018 de soupçons de prise illégale d’intérêts et conflits d’intérêts, révélés par le site Mars Actu, autour des conventions liant les deux instituts marseillais. Celles-ci, semble-t-il favorables à l’IRD, ont été signées par l’ex-PDG de l’IRD et la présidente de l’IHU, qui n’est autre que son épouse. Une affaire qui, en l’état, ne concerne donc pas Didier Raoult.

Pourquoi la question se posait. Les prises de position de Didier Raoult ont agrégé beaucoup d’inimités et de controverses, dont certaines ont pris un tour administratif ou judiciaire. Le biologiste est notamment visé par une procédure de l’ordre des médecins et de la société française d’infectiologie. Lui-même a porté plainte contre la spécialiste en intégrité scientifique Elizabeth Bik, qui critiquait la validité de ses travaux et ceux de ses équipes. L’université Aix-Marseille vient par ailleurs de lancer une enquête interne sur l’intégrité des recherches Covid-19 menées à l’IHU, quelques jours seulement après l’élection d’un nouveau président à sa tête. Un maelström de procédures dont il n’est pas dit que le directeur de l’IHU sorte indemne.

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