| | Analyse

La Confédération fait-elle fausse route en rejetant les deux initiatives contre les pesticides?

Epandage d'herbicide sur une culture de laitues à Birmenstorf (AG). | Keystone / Christian Beutler

C’est un Guy Parmelin sûr de lui qui est apparu en conférence de presse ce 23 mars à Berne. Son message est limpide: «le 13 juin, la population suisse est invitée à se prononcer sur deux initiatives visant à interdire les pesticides. Elles sont trop extrêmes et vont beaucoup trop loin». Le ministre de l’économie invite donc à les rejeter, sans proposer de contre-projet. Il explique qu’en les acceptant, les Suisses mettent la sécurité alimentaire, son approvisionnement et l’économie du pays en danger.

Pourquoi l’argumentaire est trop simpliste. Les deux initiatives populaires «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse» et «Pour une eau potable propre et une alimentation saine» s’attaquent à l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’agriculture suisse. En répondant avec des arguments purement agricoles et économiques, la Confédération fait l’impasse sur les enjeux sanitaires qui préoccupent les consommateurs.

Cet article est réservé aux abonnés.

Heidi.news sur Telegram, chaque fin de journée, recevez les articles les plus importants.
Inscrivez-vous!