Les personnes infectées puis vaccinées sans doute protégées à long terme

Image d'illustration. | Shutterstock / PHOTOCREO Michal Bednarek

L’immunité à long terme contre une infection est portée par des cellules qui se spécialisent au cours de la réponse immunitaire. Après maturation, ces cellules, appelées lymphocytes B mémoire, se réfugient dans la moelle osseuse et y restent en état de quiescence, prêtes à se réveiller et produire des anticorps protecteurs en cas de réinfection. Deux études rapportées par le New York — l’une parue dans Nature et l’autre en prépublication — montrent la présence de ce type de cellules mémoire chez la plupart des personnes, jusqu’à 12 mois après l’infection. Cela suggère qu’existe une base «saine» pour une immunité de longue durée chez les convalescents.

Pourquoi c’est encourageant. La présence de lymphocytes B mémoire n’offre pas nécessairement une garantie contre les réinfections Covid-19. En revanche, la vaccination des personnes ayant une telle immunité mémoire a toutes les chances d’offrir une protection de longue durée. C’est ce que montre la deuxième étude évoquée par le quotidien américain, le répertoire d’anticorps évoluant de façon satisfaisante au fil des mois chez les personnes infectées puis vaccinées (avec un vaccin ARN). Il est ainsi plausible qu’elles soient protégées plusieurs années, y compris contre de nouveaux variants. Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour savoir dans quelle mesure cela s'applique aussi aux personnes simplement vaccinées.

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A lire dans le New York Times (EN)