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L’essentiel des contaminations à Covid-19 identifiées en Suisse se fait en famille

L’OFSP a dévoilé dimanche 2 août 2020 les contextes des 793 nouvelles contaminations à Covid-19 identifiés durant les deux dernières semaines. Environ la moitié des foyers épidémiques n’ont pas pu être identifiés. Les rassemblements familiaux (27%) sont la première source de contaminations identifiable, suivis du milieu professionnel (9%).

L’erreur de l’OFSP.  Vendredi 31 juillet, la veille de la fête nationale, l’OFSP a diffusé une version erronée de ses chiffres, qui plaçait les clubs et discothèques parmi la première source de contamination (42% des cas). Une fois corrigées, les données montrent que les clubs et discothèques ne représentent en fait que 2% des contaminations, et les bars et restaurants 1,6%. L’importance des lieux festifs dans l’épidémie est donc à relativiser.

Famille, travail, party. Les données diffusées par l’OFSP concernent 793 déclarations cliniques d’infection à Covid-19, parvenues à l’office entre le 16 juillet et le 1er août. C’est seulement depuis le 16 juillet que les formulaires de déclaration prévoient une description du contexte de contamination, de sorte que ces informations sont disponibles et rendues publiques pour la première fois.

Beaucoup des lieux d’exposition ne sont pas connus, soit que la case idoine n’ait pas été remplie par les médecins déclarants (40% des cas), que le contexte soit inconnu (0,5%) ou qu’il ne tombe pas dans une catégorie prédéfinie (12,5%).

Lorsque le contexte est identifié, c’est de loin la famille (27%) qui représente la première source d’exposition, suivie du travail (8,7%). Viennent ensuite les rassemblements spontanés, puis les lieux de festivités tels que les clubs et discothèques (1,9%) et les bars et restaurants (1,6%).

Les contaminations des médecins et soignants, décomptées dans une catégorie à part car a priori liées à l’exercice professionnel, ne représentent que 2,1% des nouvelles infections rapportées.

En contexte. Jeudi 30 juillet, l’OFSP a alerté sur un rebond épidémique, les indicateurs étant à l’orange. On note en effet une hausse maintenue du nombre de cas de semaine en semaine, et une augmentation du taux de positivité des tests, qui montrent que le phénomène n’est pas dû à un dépistage accru.

Pascal Strupler, directeur de l’office, en conférence de presse le 30 juillet:

«Il s’agit là d’une augmentation extrêmement importante du nombre de cas et du taux de positivité. La dernière fois que nous avons eu affaires à plus de 200 nouvelles personnes infectées en un jour était le 23 avril 2020. L’augmentation du taux de positivité est un signe clair de tournant épidémique.»

À la demande de journalistes, l’OFSP a diffusé ses premières données sur les contextes de contamination vendredi 30 juillet. Les chiffres, qui plaçaient les lieux de festivités (clubs et discothèques, bars et restaurants) parmi les premières sources d’exposition étaient en fait erronés. L’office a rectifié le tir dimanche 2 août en présentant ses excuses.

Vendredi 30 juillet, le canton de Genève a décidé de fermer les boîtes de nuits et les clubs avec effet immédiat, et d’imposer la consommation assise dans les bars. Bien que concomitante avec l’erreur de l’OFSP, cette décision se fonde sur des données indépendantes, nous confirme lundi 3 août le Conseil d’Etat. À Genève, 40% des contaminations des trois dernières semaines sont liées à des festivités nocturnes: boîtes de nuit, bars, et fêtes à domicile.

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Un suivi interactif des grands indicateurs du dérèglement climatique et de ses solutions.