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L'épidémie en Corée du Sud repart dans des boîtes de nuit et réveille l'homophobie du pays

Une rue en Corée du Sud | KEYSTONE / EPA YNA / YONHAP

La société coréenne redécouvre, à l’ère du coronavirus, les ravages de l’homophobie. Un nouveau foyer épidémique (cluster) a été identifié après qu’un jeune homme dépisté positif à Covid-19 a fréquenté plusieurs boites de nuit du quartier Itaewon, à Séoul. Seul problème: un journal a signalé que la plupart des clubs concernés étaient destinés à une clientèle gay. Les cas contacts ayant fréquenté ces clubs devraient se déclarer aux autorités pour se faire dépister, mais certains craignent de le faire en raison de la stigmatisation de l’homosexualité dans le pays, relate The Guardian, qui présente plusieurs témoignages.

Pourquoi c’est grave. Plusieurs cas contacts craignent d’être licenciés si leur employeur venait à apprendre qu’ils ont été testés positifs à cette occasion, ce qui équivaut à un coming out forcé. C’est d’autant plus vrai que certains médias coréens ont focalisé leur traitement sur la communauté gay. La société coréenne, où l’homophobie est encore prégnante, voit ici s'opposer l'impératif de transparence liée à la pandémie et les risques personnels, potentiellement graves, de devoir révéler son orientation sexuelle. En tant que lieu clos où règne une forte promiscuité physique, les clubs sont des lieux où le virus se propage très facilement. Le foyer s’élève déjà à 85 cas confirmé.

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